la chapelle saint-pry

 La chapelle Saint-Pry.

Construite en 1828, la chapelle est le dernier bâtiment subsistant de l’ancien hôpital. Elle a été rénovée en 1992.

Cette Chapelle est aujourd'hui le lieu d'exposition du Musée d'Ethnlogie Régionale (plus de 200 m2 de surface d’exposition)

 

 

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  • Plus d'infos auprès du Musée d'Ethnologie Régionale
    -> 03 21 68 40 74

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Quelques mots d’introduction

Reconstruite après la première Guerre Mondiale avec les dommages de guerre entre 1918 et 1930, (inaugurée en 1932), elle bénéficie d’une nef, d’un transept et d’un cœur au rez-de-chaussée à côté duquel se niche une petite pièce au fond à gauche, jadis la sacristie.

Des vitraux ornent le lieu de part et d’autre. Ils sont au nombre de treize et douze sont encore visible aujourd’hui.

La particularité réside au premier étage. Aujourd’hui encore, on y trouve un grand espace qui fut jadis occupé comme salle de soins, appelée aussi salle saint-Jean et qui comprenait 20 lits pour les hommes incurables et deux cabinets particuliers pour des pensionnaires. Cet espace était donc entretenu par l’hôpital de Béthune avant que celui ne soit détruit au début des années quatre-vingt-dix.

L’espace est aujourd’hui un lieu d’exposition temporaire géré par l’équipe du musée.

 

Les aménagements de la Chapelle Saint-Pry

Depuis 2009, la municipalité a chois de faire de cet espace le lieu d’exposition temporaire du musée d’ethnologie régionale. D’importants travaux d’aménagement ont été réalisés depuis : nouveau sol, isolation, revêtement mural, peinture, éclairage et régulation thermo-hygrométrique afin de faire de ce lieu, une préfiguration du futur musée…

 

Un peu d’histoire

La Chapelle et l’hôpital
L’histoire de la chapelle est en effet indissociable de celle de l’hôpital car celui-ci employait jadis une congrégation de religieuses chargées autant des soins que des sacrements.
L’histoire de cette chapelle est donc récente bien que l’on soit tenté de vouloir remonter un peu plus loin dans l’histoire béthunoise pour reconstituer son puzzle… Pour cela, il faut nous pencher sur l’histoire de l’Hôpital.

L’hôpital Saint-Jean
L’hôpital Saint-Jean ou Grand hôpital existait au XIIIe siècle mais ne se situait pas initialement à cet emplacement. Ce n’est qu’au tout début du XIXe siècle qu’on le transféra ici, au bas de la rue saint-Pry, à l’emplacement du « couvent des conceptionistes ».
Déjà en 1495, les archives hospitalières révélaient la présence d’une chapelle attenante à l’hôpital Saint-Jean, utilisée par des sœurs franciscaines, dites « sœurs grises ».

Le couvent des conceptionistes
La période révolutionnaire va organiser différemment l’administration hospitalière. C’est ainsi que l’hôpital militaire, anciennement rue des Fers, est transféré lui aussi en 1792 dans le couvent des conceptionistes.
Dix ans plus tard, l’hôpital Saint-Jean, en trop mauvais état, est  transféré lui aussi au couvent des conceptionistes et prend l’appellation d’hôpital civil.
Là, de gros travaux sont entrepris pour apporter des aménagements et notamment l’édification d’une chapelle… gérée et entretenue par les sœurs hospitalières comme le précise le règlement intérieur de l’hôpital daté du 6 février 1824 qui fixe à 6 le nombre de religieuses au sein de l’hôpital dont l’une aura la charge de la chapelle et des ornements sacerdotaux.

Les dégâts de la Guerre et la réhabilitation
Comme une bonne partie de la ville, l’hôpital n’échappe pas aux nombreux bombardements, notamment ceux de 1918. La chapelle est alors fortement endommagée et doit être en grande partie rénovée.
L’architecte Gustave Sarrut, déjà sollicité en 1910 pour réaliser les travaux d’agrandissement de l’hôpital, fera les premières estimations des dégâts avant de lancer la campagne des travaux. Son fils, René Sarrut le remplacera et achèvera la réhabilitation de  la chapelle. Des modifications notables sont ainsi apportées notamment en ce qui concerne le cœur de la chapelle comme en atteste deux photographies du même lieu, avant et après la Grande Guerre.
Au moment de la destruction de l’hôpital, au début des années quatre-vingt-dix, il a été décidé de préserver la chapelle saint-Pry et d’en faire un espace culturel. En 2009, la municipalité a choisi d’en faire un lieu de préfiguration du futur Musée d’Ethnologie Régionale.

  • Sources
    • Archives Départementales, Dainville
      Série X 1197, X 1198, X 1201, X 1202, X 1204
    • L’hôpital de Béthune du XIIe siècle à l’an 2000, G.Fruchart, 1994

 

Le bastion Saint-Pry

Sa re-découverte date des fouilles effectuées en 1992, après la destruction de l’ancien hôpital.
Les archéologues ont ainsi mis à jour les vestiges d’un ancien ouvrage militaire édifié entre 1496 et 1517. A cette époque, la ville- en pleine expansion économique- souhaite renforcer sa défense militaire en améliorant ses fortifications car des rumeurs de guerre planent régulièrement.
Le front sud de la ville doit donc être réparé et modernisé et un boulevard d’artillerie doit être construit au niveau de la porte saint-Pry.

« On fait venir des maîtres-d’œuvres sur place, d’Arras, de Lille, de Gand, ou bien encore on envoie des ouvrier étudier d’autres ouvrages militaires. C’est ainsi par exemple qu’en 1507, on va étudier le boulevard de la porte de Hagerue à Arras, en 1508, les ouvrages des ponts, des portes ou autres à Lille avant de travailler au projet de la porte Saint-Pry (…) »

Le bastion Saint-Pry a une configuration particulière. « Les ingénieurs militaires du XVIIIe siècle le décrivent comme « une espèce de pâté qui couvre la porte de Saint-Prix et pourrait faire le septième bastion ; mais il est d’un aussi grand désordre et d’une figure si irrégulière qu’il est difficile d’en déterminer le nom ». Le bastion Saint-Pry, qui dans l’axe de la porte mesure approximativement 33m de long, présente un saillant au niveau de l’entrée de la ville, une sorte d’orillon massif de maçonnerie sur son flanc sud, deux au nord flanquant une entrée. Celle-ci est également défendue par un fossé et un pont-levis. L’intérieur de l’ouvrage possède différents niveaux de circulation (…) L’emprise des projets d’aménagement sur le site de l’ancien hôpital concerne près du tiers de cette structure : l’entrée et une grande partie du pont »

Lors des fouilles, le flanc nord et le départ du pont ont été dégagé. Les premières constatations de l’époque sont les suivantes : « Des maçonneries construites en moellons de grés équarris s’établissent contre les massifs d’entrée. Un mur, orienté est-ouest délimite ainsi une « salle » large de 5m (…) une petite niche est aménagée dans ce même mur. »

L’entrée du bastion était donc défendue par un pont-levis et un fossé. L’entrée de la porte saint-pry était jugé importante pour les échevins. Un château se trouvait à proximité et les attaques menées lors du siège de Béthune en 1710 ont attesté du « caractère stratégique important de ce secteur. »

Enfin, « Lors du démantèlement des fortifications, les terrains militaires sont aliénés. Différents lots sont constitués. Le front saint-Pry est ainsi divisé en trois lots. »

Aujourd’hui, le bastion -tel que nous le connaissons- est protégé et inscrit au titre des monuments historiques depuis 1993 (arrêté du 26 février 1993). Il se situe dans une Z.P.P.A.U.P.

  • Sources
    • Véronique Deloffre et Yves Roumegoux, 1993, Béthune, Chronique d’une ville fortifiée, catalogue d’exposition, Béthune, ed. Astragale – Lille
    • E. Béghin, Mémoires sur Béthune en 1726 in Carnet de Béghin.  

Inscription du Bastion

Catégorie : édifice fortifié
éléments protégés MH : bastion
époque de construction : 4e quart 15e siècle ; 1er quart 16e siècle
propriété d'une société privée ; propriété d'un établissement public
date protection MH : 1993/02/26 : inscrit MH
Bastion (cad. BE 962, 968, 971, 972) : inscription par arrêté du 26 février 1993
site protégé : zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
type d'étude : Recensement immeubles MH
N° notice : PA00125636
© Monuments historiques, 1993

 

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