Histoire

D’OU VIENT LE MOT  « BETHUNE »

L’étymologie du mot Béthune est assez vague.
Ce nom d’origine germanique évoque un enclos, un camp peut - être ou une curtis fermée de palissades. "Bei -Thun" signifierait enclos enfermé de haies.

DE L’ANTIQUITE JUSQU'A LA REVOLUTION FRANCAISE

> Les premières traces d’habitations
Elles remonteraient au VIème siècle à proximité de la rivière, la Lawe. La découverte d’un cimetière mérovingien (VI-VIIème siècles) à l’est de la ville indique l’implantation disséminée des hommes.

 

> Les premiers développements

Le christianisme marque rapidement son influence le territoire. Vers 502, Saint-Vaast, Evêque d’Arras fait bâtir une église dédiée à la Sainte Vierge, située sur l’actuelle Place Pasteur.

En 940 : premières traces écrites mentionnant la seigneurie de Béthune.

En 970 : première mention du château.

 

> Le Moyen-Age

Extrême fin du Xème siècle : Robert le Faisseux, avoué d’Arras et seigneur de Béthune fonde l’église Saint-Barthélémy. Cette imposante collégiale participe activement à la vie spirituelle mais affirme également sa place dans les questions économiques et politiques de la ville pendant près de huit siècles.

La cité est affectée de plusieurs calamités naturelles au cours des XI-XIIe siècles : tremblements de terre, inondations. Des vagues d’épidémies de peste déciment les populations. En 1188, naît  La confrérie des charitables de Saint Eloi.

Au XIIe siècle, la ville de Béthune est défendue par ses bourgeois contre l’armée flamande.

Le bourg fortifié au XIIe siècle, sur 25 ha s’ouvrait par cinq portes (encore visibles aujourd’hui : Porte d’Aire, Porte du Rivage, Porte du Marais, Porte d’Arras et la Porte Saint-Pry). Cet espace restreint abrita jusqu’en 1870 la majorité de sa population : 4 225 habitants en 1870. Durant les siècles, les fortifications de la ville sont améliorées et renforcées. En 1222, le château est reconstruit et entouré de trois murailles sur trois côtés. En 1297, Guy de Dampierre, Comte de Flandre défie le Roi de France, Philippe IV le Bel. Le roi s’empare des plus fortes places de la Flandre. Les bourgeois de Béthune en profitent pour se révolter contre l’autorité du Comte de Flandre et se soumettre au roi de France.

Au cours de la guerre de CENT ANS, Béthune résiste héroïquement aux attaques des armées flamandes. Dès 1210, une charte échevinale accorde des privilèges aux bourgeois de la ville.

En 1346, les bourgeois de Béthune récompensent les Béthunois de leur ténacité et permettent la construction d’un Beffroi (avec droits de cloche et de prison).

En 1388, il est permis aux échevins de reconstruire le beffroi en grès « afin que chose soit perpétuelle ». A partir de cette époque, Béthune connaît une expansion importante avec le développement de l’industrie drapière et le commerce du grain. L’arrivée de Charles Quint, « maître de l’Europe », annonce la montée du pouvoir absolu.

 

> Béthune l'espagnole

Dès 1500, Béthune est sous la coupe espagnole. La guerre entre la France de François Ier et l’Empire espagnol fait des ravages. Charles Quint renforce les fortifications, ordonne le déplacement de l’église Saint-Vaast dans l’enceinte des murs et aménage le canal de la Lawe.

La renaissance économique est favorisée par le retour d’une paix de courte durée.
Le commerce se développe, Béthune attire les cultivateurs et éleveurs avec son marché agricole. Ville drapière dès le XIVème siècle, sa production est surtout à usage local. Cette fabrication permet l’installation de nombreux corps de métiers : teinturerie, tannerie,...

Les luttes exacerbées entre la France et l’Espagne touchent Béthune. En 1645, la ville est assiégée par les troupes espagnoles et doit capituler. 7 novembre 1659, le Traité des Pyrénées passé entre Louis XIV et Philippe IV d’Espagne met fin à la guerre et aux prétentions espagnoles.

 

> Béthune redevient française

Louis XIV entreprend de grands travaux pour la défense du territoire. Les remparts de la ville sont renforcés sous la direction de Vauban. Les guerres ne cessent cependant pas. L’armée des Alliés commandée par les Hollandais assiège la ville en 1710. Pendant près de trois ans, Béthune est néerlandaise.

Comme tout le royaume de France, Béthune subit l’agitation de la Révolution : expulsion des congrégations religieuses, exil des familles aristocratiques, insurrections...

 

 

DU XVIIIe SIECLE A NOS JOURS

 

> Une ville fortifiée
C’est pour se défendre que Béthune s’est entourée de fortifications. Des fortifications nécessaires dans un contexte belliqueux. Dans son histoire, Béthune a été régulièrement assiégée. La cité a notamment été prise dans la tourmente de la guerre de cent ans. Dès le XVIème siècle, l’empereur germanique Charles Quint puis Vauban ont achevé de faire de Béthune une véritable forteresse. Des fortifications qui obligèrent la cité à se replier sur elle-même et entraver la modernisation de la ville pendant des siècles. 

Il faut finalement attendre la fin du 19ème siècle pour que le Maire Charles Dellisse-Engrand ordonne la démolition des remparts.
 
> Les années 1920 ou le renouveau architectural
La première guerre mondiale marqua profondément la cité. Béthune, ville martyre, fut menacée par les Allemands et bombardée en 1918. 90 % du centre ville était détruit, laissant un spectacle de désolation.

Entre 1920 et 1927, Béthune fut reconstruite par un groupe d’architectes dirigé par Jacques Alleman, Léon Guthmann, Paul Degez et Louis-Marie Cordonnier. A côté de la reconstruction de la Grand Place dans un style art déco, de nombreux édifices ont été reconstruits et inaugurés : ce fut le cas pour le monument aux morts le 11 novembre 1928, l’Eglise Saint Vaast en 1927 ou encore l’Hôtel de Ville le 7 avril 1929. Des édifices qui marquent encore aujourd’hui le paysage béthunois.

 

> Le renouveau de l’après-guerre
Renouveau…C’est le terme qui convient le mieux pour qualifier la situation après le second conflit mondial. Un conflit marqué dans la cité de Buridan par l’occupation allemande.

Après 1945, Béthune va connaître un véritable développement, symbolisé par un renouveau industriel et urbain. Au niveau urbain, l’exemple de l’aménagement de la Zone à Urbaniser en Priorité au Mont-Liébaut dès les années 1960 est particulièrement significatif. La ZUP offrait toutes les caractéristiques de l’architecture traditionnelle des grands ensembles des années soixante (barres et tour).

L’inauguration le 21 septembre 1961 de l’usine Firestone témoigne du développement économique de la cité. Un développement rendu possible par la mise en place d’un réseau ferroviaire depuis le 19ème siècle. Une frénésie ferroviaire qui a laissé des traces dans le paysage. L’exemple de l’ancienne friche SNCF de la Rotonde à l’architecture imposante reconvertie en centre commercial dans les années 1980 témoigne de ce passé industriel riche.

Une richesse célébrée par la ville dans les années soixante. En effet, du 14 au 21 juin 1964, Béthune fêtait son expansion économique, sociale, urbaine, culturelle, scolaire et sportive. Une ville entrée aussi dans l’histoire sportive du pays vingt ans après en accueillant le 2 juillet 1984 l’arrivée d’une étape du 71ème tour de France.

En juillet 2005, la ville a écrit une nouvelle page de son histoire : c’est à cette date que le beffroi a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un classement en forme de reconnaissance pour une cité qui a traversé les siècles en accueillant des personnalités aussi diverses que Raymond Poincaré (1919), Charles de Gaulle (1945) ou encore François Mitterrand (1988).

Flash Info

  • Fermeture exceptionnelle de la Mairie pour la Grande Braderie, le 1er Septembre, l'accueil, l'état civil et l'enseignement seront ouvert de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h